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Politique Archives N°44
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Réflexion sur le socialisme

Rédaction

La gauche flamande a la réputation d’être pragmatique et de ne pas trop s’embarasser de réflexions théoriques (Celles-ci sont d’ailleurs tout aussi étrangères à la tradition de la gauche francophone). La réflexion de Carl Devos est une tentative, encore timide, de refonder une pratique sur une théorie. Se démarquant en passant du marxisme («le but n’est pas la propriété collective des moyens de production»), elle doit par contre beaucoup à la théorie de la justice de John Rawls et au socialisme moral d’Henri De Man.

Les questions d’idéologie, notamment celle des socialistes, redeviennent un centre d’intérêt. Mais en fait, qu’est-ce que le socialisme? C’est une idéologie de libération, porteuse d’un message difficile, en butte aujourd’hui à des vents contraires. Cette contribution n’est rien de plus qu’un apport très modeste, hautement personnel à la discussion sur le socialisme. On ne peut d’ailleurs pas parler d’UN socialisme ; ce n’est pas un dogme ou une croyance fondamentaliste ; il part d’une essence ouverte à la discussion, dans certaines limites. Cette contribution veut en fait aider les socialistes dans leur recherche des fondements de leur idéologie.

Égale liberté pour tous

Le socialisme ambitionne de mettre tout le monde sur un pied d’égalité. Cette aspiration à l’égalité est la caractéristique distinctive du socialisme. Par ce biais, la dignité et l’émancipation de chacun doivent être réalisées. Le but ultime du socialisme est l’égale liberté pour tous. L’égalité est la pierre angulaire de la justice. Le socialisme veut offrir à tous un accès égal aux ressources indispensables pour s’épanouir entièrement comme être humain. Étant donnée la permanence des inégalité sociales, une redistribution de ces ressources est indispensable. L‘égalité et la solidarité sont les pincipales valeurs sur lesquelles se base le socialisme. La première implique que personne ne peut avoir plus ou moins de liberté qu’un autre. Une distribution inégale de la liberté est injuste. La liberté est un droit humain fondamental et le résultat de luttes collectives séculaires. La liberté individuelle est donc une liberté collective qui nous est donnée en prêt. L’aspiration à l’égalité exige une solidarité mutuelle entre égaux, donc une nouvelle redistribution des conditions qui permettent aux gens d’être libres, et une répartition des effets de cette liberté. Cette redistribution des effets de la liberté est juste puisque la liberté est un bien commun. Aucun individu n’est libre sans les efforts et les ressources de la société entière. Ceci n’implique pas un égalitarisme radical, mais suppose que l’action politique soit explicitement dirigée vers la réduction des différences de bien-être via des mécanismes collectifs de redistribution, qui concernent des droits acquis et non des privilèges. Un égalitarisme absolu est un obstacle à une égale liberté et à la prospérité de tous. L’égalité doit être réalisée dans le cadre d’une économie de marché corrigée.

Droits et devoirs fondamentaux

Le socialisme est une idéologie de libération qui lutte contre la dépendance de l’être humain vis-à-vis de son environnement, de ses origines et de ses caractéristiques, quels qu’ils soient. Cela signifie que le socialisme combat la limitation inégale de la liberté par l’économie, la technologie, les mécanismes du profit, un environnement pollué et dangereux, les rapports inégaux de revenus et de propriété… Ce combat de libération sera mené entre autres à travers la gestion des ressources collectives et des droits et devoirs fondamentaux. Cela implique un pouvoir public assez fort pour réagir à des défis et des forces qui menacent la liberté et l’égalité, un pouvoir capable de réaliser des objectifs formulés collectivement. L’État met à disposition des biens et des services publics, dans tous les domaines sociaux, qui redistribuent les opportunités et les réalisations de ces opportunités et peuvent ainsi garantir à chacun une existence digne et libre. Au centre de cette lutte de libération, plus que la liberté elle-même, c’est le chemin qui mène vers la liberté et le contenu que chacun donne à cette liberté qui sont essentiels. L’interprétation socialiste de la liberté comprend un accès égal à un environnement sain et agréable. Le gaspillage et la pollution ne constituent pas seulement une atteinte à la solidarité intergénérationnelle, ils ont aussi pour conséquence un accès inégal à la liberté : certains peuvent se permettre un environnement sain, d’autres sont là aussi défavorisés. Le socialisme n’est pas un matérialisme ou un productivisme, qui peuvent faire obstacle au désir de libération de l’indidvidu. La pression actuelle à la productivité et la performance mène souvent à la pauvreté et à l’absence de liberté mentale, spirituelle, culturelle ou morale, à l’angoisse, à des rapports sociaux tendus et à l’intolérance. Le travail doit être libérateur et non destructeur. La qualité de vie dans le travail est un objectif important, quels que soient les diplômes ou le niveau de salaire. Le socialisme est aussi un projet moral et s’oppose à la dépersonnalisation générale de la politique. La lutte pour des améliorations matérielles ne peut se faire sans une base morale, éthique.

Le socialisme est orienté vers l’empowerment

Le socialisme veut réaliser ses valeurs et ses objectifs par le biais d’un capitalisme social et démocratiquement corrigé, qui soit un moyen et non un but. Pour le socialisme l’être humain doit rester maître des forces développées par le capitalisme – un instrument pour le progrès social. Cela implique que les processus capitalistes soient développés au service et au profit de l’être humain, qui doit pouvoir en exercer le contrôle. Les forces de production et les pouvoirs économiques doivent être soumis à la décision démocratique. Comme la globalisation a tendance à restreindre le contrôle politique, l’aspiration à une démocratie économique est un enjeu crucial. Le socialisme ne peut être que démocratique. La démocratie n’a pas un contenu objectif ; comme les autres, les socialistes donnent leur propre interprétation à la démocratie, dans le respect des droits fondamentaux, des libertés et des principes. Le socialisme est orienté vers l’empowerment Ndlr : capacité des gens de mieux comprendre et de mieux contrôler les forces personnelles, sociales, économiques et politiques qui déterminent leur qualité de vie, dans le but d’agir pour améliorer celle-ci. (B. Israël et al, Health education and community empowerment : conceptualising and measuring perceptions of individual, organizational and community control, Health Education Quaterly, 1994 cité par D. Doumont et I. Aujoulat dans L’empowerment et l’éducation du patient, 2002). La lutte pour l’égalité et la liberté ne peut se dispenser d’une partage des pouvoirs et de la mise en place de contre-pouvoirs ainsi que d’un devoir de responsabilité. Le socialisme redoute la concentration des pouvoirs et plaide pour une démocratisation de tous les secteurs de la société, pour une société active, ouverte ainsi que pour la vitalité et de la position centrale de la démocratie représentative, qui ne peut exister sans une société civile vivante et libre. L’aspiration à davantage de participation et de contrôle démocratiqe ne concerne pas seulement les institutions politiques mais tous les terrains d’action. Le socialisme vise un pluralisme actif, qui dépasse la tolérance passive.

Meritocratie et inégalité des chances

Il existe de moins en moins de solidarité entre égaux, de plus en plus entre inégaux. De plus, malgré l’action de l‘État-Providence, l’origine sociale, économique, ethnique et culturelle définit toujours dans une grande mesure la répartition des chances et des ressources. D’un point de vue individualiste, méritocratique, les échecs ou les revers sont encore souvent renvoyés à la responsabilité propre de chacun. Le socialisme vise à la libération de l’être humain de son milieu, de ses traditions, de ses habitudes et de ses origines, et à l’accroissement de la liberté individuelle et donc à la responsabilité, tout en reconnaissant l’actuelle absence de liberté de beaucoup. Une conséquence indissociable de la vision socialiste de l’être humain est la redistribution des moyens des riches vers les pauvres, des puissants vers ceux qui n’ont aucun pouvoir, des bien portants vers les malades… Cette redistribution concerne toutes les formes d’inégalité des chances, des revenus et des pouvoirs. Le socialisme combat donc aussi les nouvelles formes d’inégalités, dans les domaines de la connaissance et de l’information, d’accès à la culture et de formation continue, inégalités où se manifeste la nouvelle société de classes. Le socialisme rejette la méritocratie. Une politique d’égalité des chances ne suffit pas. Selon la méritocratie, qui légitime les inégalités, anciennes comme nouvelles, les personnes sont de plus en plus considérées comme responsables de leurs propres succès ou échecs. L’échec des autres apparaît toujours moins comme un résultat de facteurs structurels, de circonstances ou de caractéristiques indépendantes de leur volonté, que comme une question de choix personnel. Le socialisme s’oppose à la personnalisation excessive dans la société et donc aussi dans la politique, et s’intéresse aux mécanismes d’exclusion structurels. Les gens ne sont pas libres mais subissent de nombreuses influences déterminantes, dont le socialisme veut précisément les libérer. Beaucoup de gens ne sont pas en situation de développer une volonté propre, à cause de leur dépendance par rapport à leur origine, leur éducation, leurs revenus, leur milieu social… Cette (im)possibilité est elle aussi très inégalement répartie. L’impossibilité et le manque de liberté de beaucoup, surtout les plus défavorisés et les plus dépendants, de prendre des décisions selon leur volonté propre ne peut être retournée contre eux. Les choix individuels paraissent encore souvent prédéterminés et standardisés, malgré toutes les ressources offertes par l’État-Providence. Le libre arbitre est une illusion.

Redistribution des résultats

Le socialisme ambitionne davantage que d’offrir plus de chances aux couches inférieures de la société, il ne se préoccupe pas seulement des dépendants et des défavorisés. Le socialisme s’adresse aussi aux couches supérieures de la société et lutte contre l’accumulation injuste des richesses. L’accent unilatéral mis sur les chances égales pour les couches inférieures mène souvent à négliger la lutte socialiste contre l’accumulation injuste des richesses pour les couches supérieures. Pourtant cette lutte est indispensable du point de vue social et démocratique. En effet, ce ne sont pas seulement les possibilités de participation sociale (économinique, culturelle…) qui sont importantes, mais aussi les résultats qu’on en retire. La redistribution de ces résultats est un complément, et souvent une compensation, d’une répartition imparfaite des chances. Le socialisme est bon pour tout le monde, mais aussi longtemps que la société socialiste n’est pas atteinte, il est meilleur pour certains que pour d’autres. La base morale du socialisme, à savoir la solidarité, est dans l’intérêt de tous, mais la redistribution n’amène pas forcément des améliorations pour tous dans tous les domaines. Le socialisme est à l’avantage immédiat des défavorisés, des perdants, des nécessiteux et de ceux qui risquent de le devenir. Beaucoup de ceux qui font partie de ce qu’on appelle la classe moyenne vivent dans l’angoisse de la perte, dans l’insécurité, le stress et la tension, sous la pression d’attentes et d’exigences élevées. À ceux-là aussi le socialisme doit offrir davantage de sécurité et de maintien de bien-être via des assurances solidaires, liées à l’État-Providence. Les ressources collectives de qualité doivent être suffisamment étendues pour compenser en grande partie ce qu’on risque de perdre en cas de problèmes ou de malheur. C’est pourquoi la fiscalité, en particulier la perception et la répartition progressives et équitables des revenus, constitue un champ d’action crucial.

La solidarité est réciproque

Le respect de ceux qui sont solidaires implique que cette solidarité doit être nécessaire et efficace et que ceux qui obtiennent davantage de libertés et d’opportunités grâce à cette solidarité aspirent à contribuer eux-mêmes à la solidarité générale aussi rapidement que possible. Cette responsabilité morale est plus importante que la nécessité économique. Cela signifie que les mécanismes de solidarité doivent être transparents et simples, que le contrôle et l’éventuelle obligation de solidarité sont indispensables d’un point de vue moral et économique. La légitimité de la solidarité, le soutien de celui qui veut ou doit être solidaire, dépend de la manière dont cette solidarité est utilisée. C’est pourquoi le socialisme se préoccupe de l’application des droits et des devoirs de la solidarité collective, pour ceux qui y contribuent comme pour ceux qui en bénéficient.

L’égalité sociale comme concrétisation de la liberté

Socialistes et libéraux aspirent à la liberté. Pour le libéralisme, la liberté est aussi un moyen ; pas pour le socialisme, qui met l’accent sur l’égalité sociale comme concrétisation de la liberté. La liberté formelle n’est pas une liberté réelle et peut être trompeuse. À mesure que les socialistes relativisent le principe d’égalité, ils s’affaiblissent eux-mêmes dans le débat avec les libéraux. Ce n’est pas l’égalité elle-même, mais le chemin vers l’égalité qui constitue le noyau du programme socialiste. Le socialisme a une conception propre de la liberté. L’égalité et la redistribution, ou les conditions sociales de la liberté et son contenu sont la contribution socialiste à la véritable liberté. La liberté est un droit individuel, mais l’individu ne peut exister sans la société, qui doit lui fournir les conditions de la liberté. L’être humain peut seulement exister comme partie d’une communauté. Le droit égal à la liberté oblige la société à veiller sur les conditions sociales et les conséquences de la liberté. Le développement de la liberté individuelle poursuivi par le socialisme implique un élargissement des interventions des pouvoirs publics, aussi bien à cause des conséquences de l’utilisation de la liberté individuelle que des garanties indispensables pour rendre cette liberté possible pour chacun. Pour le socialisme, la liberté est une valeur positive. La liberté ouvre des possibles, ce qui représente davantage que la possibilité de faire ce qu’on a envie. Ce contenu étroit réduit souvent la liberté au droit de choisir entre un nombre limité d’alternatives, qui se ressemblent fort. La liberté cesse d’être la liberté aussitôt qu’elle devient une charge qui met les personnes libérées sous pression, les angoisse et les insécurise. L’obligation d’être libre équivaut à un manque de liberté. Pour le socialisme, la liberté n’est pas seulement le choix au sein d’une offre, mais aussi le droit de contribuer à la constitution de cette offre. Le socialisme est antidogmatique : aucun principe n’a de valeur absolue. La liberté individuelle ne peut pas saper le pouvoir de la collectivité de donner à chacun une égale liberté. L’action de la collectiivité doit toujours être orientée vers la réalisation d’une égale liberté pour tous.

Bonne administration

Le socialisme s’oppose au défaitisme. Il oeuvre à un passage progressif vers une société socialiste. Bien que le pragmatisme ne soit pas exclu, ce n’est jamais la première motivation de l’action. Les socialistes aspirent à une bonne administration orientée vers les administrés, mais ne réduisent pas la politique à un style d’administration dépersonnalisée. La société peut toujours être gouvernée sur la base de programmes généraux, idéologiquement orientés, la politique dépasse l’administration efficace de la société, elle en définit les objectifs. Pour réaliser le programme, un certain degré de prospérité est indispensable. L’économie doit être au service des objectifs socialistes et notamment, être orientée vers une participation maximale. Ce qui suppose une politique de l’emploi active, des chances d’épanouissement et de participation de tous. Les stimulants et législations économiques ne sont pas les seuls critères. L’attitude hostile à l’économie de marché et au capitalisme est remplacée par une attitude critique. Ces systèmes sont conciliables avec le socialisme, mais ont des rapports tendus avec l’aspiration à l’égalité. Le marché doit être employé comme un moyen pour réaliser des objectifs socialistes, se libérer du marché ne peut jamais être un but en soi.

Démocratie économique

Le socialisme ambitionne la limitation du pouvoir des grandes entreprises et propose la cogestion coopérative comme contre-pouvoir à la concentration de pouvoir du capital. Le contre-pouvoir syndical et la concertation sociale sont des parties cruciales d’une économique démocratiquement corrigée. L’extension de la cogestion, dans le sens d’une collaboration constructive, au niveau du lieu de travail et de l’entreprise, est un premier pas dans le développement de la participation. À côté des actionnaires et du management, les salariés doivent avoir leur mot à dire dans les principales décisions économiques et l’organisation du travail et du processus de production, qui doivent viser, en plus du profit, une qualité de vie élevée. La décentralisation économique, orientée vers la participation dans les décisions concernant l’entreprise, y compris la protection de la petite et moyenne entreprise, sont essentielles. Le socialisme tend à la subsidiarité. La globalisation, qui offre beaucoup d’avantages à beaucoup de gens, a conduit à une limitation du contrôle politique. Cela doit être compensé par des collaborations syndicales et des conventions sur un plan international. L’objectif n’est pas la propriété collective des moyens de production, mais la cogestion pour tout ce qui concerne l’utilisation des moyens de production privés et la redistribution des produits de cette utilisation. Cette redistribution des moyens et cette participation doivent aussi être recherchées au niveau international, par des interventions ciblées et structurelles. Cela signifie notamment la suppression du commerce et des taux d’échange inégaux, l’ouverture conditionnelle des marchés occidentaux aux importations des pays en voie de développement, le soutien des investissements étrangers directs qui renforcent l’économie locale, le développement et le financement de biens publics mondiaux, y compris une série de droits sociaux fondamentaux, le renforcement du contrôle politique et démocratique des institutions financières et économiques internationales.

Nécessité d’un État fort

Le marché et le capitalisme ne peuvent fonctionner sans l’État. Le marché et la sécurité sociale ne sont pas concurrents, mais interdépendants. Le marché est incapable de répondre à toutes les demandes de la société, ni de remplir tous ses besoins. Beaucoup de ces besoins sont cruciaux pour le fonctionnement du marché. D’où la nécessité d’un État fort. Une économie sociale de marché exige aussi un État fort qui garantit les droits et libertés. À côté d’un taux d’emploi élevé, l’action des pouvoirs publics est également orientée vers la satisfaction durable des besoins matériels, sociaux, culturels et écologiques et l’organisation de la concurrence sur la base de la qualité et de l’innovation des produits et processus de production. Le socialisme s’oppose de manière constructive à certains effets du processus de modernisation. En matière de progrès, un optimisme excessif n’est pas indiqué : les progrès matériels que la sociale-démocratie a réalisés n’ont pas amené automatiquement davantage de bien-être durable, de conscience de solidarité et la disparition des mécanismes d’exclusion. La destruction de l’environnement en est une illustration. Un pouvoir public fort est nécessaire pour accompagner de manière constructive le développement de la société, par exemple par une politique prévoyante en matière d’économies d’énergie et le développement de nouvelles sources d’énergie durables. Le socialisme prend une position à la fois positive et critique par rapport au progrès technologique et l’innovation scientifique. La politique doit pouvoir poser des limites éthiques aux progrès technologiques et scientifiques. Si nous prenons ces pages comme fil conducteur, le socialisme n’est pas un rêve, mais une réalité.

Mots-clés : FlandreGauche

Carl DEVOS

Politologue (Université de Gand) et rédacteur en chef de "Samenleving en politiek"

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