Une éclaircie bien timide pour le Parti socialiste portugais (PS). Après sa défaite lors des élections législatives en mars, commentée lors de notre précédent bulletin météo, le parti a remporté le scrutin européen avec 32% des voix et huit élus, soit un de moins qu’en 2019. L’ensemble de la droite jouit pourtant d’un vent nettement favorable, au moins depuis la démission d’Antonio Costa de son poste de premier ministre à la suite d’un scandale de corruption, dont il est depuis ressorti blanchi. L’Alliance démocratique, coalition de centre droit actuellement au pouvoir, obtient elle aussi huit sièges, tandis que le parti Initiative libérale (IL) en conquiert deux. Fait marquant : le parti d’extrême droite Chega enregistre un net recul, puisqu’il n’obtient que la moitié du pourcentage de voix atteint lors des élections législatives – ce  qui, avec 9,8% des voix et deux sièges, en fait tout de même la troisième force politique portugaise au Parlement européen. Chute libre, en revanche, pour le Bloc de gauche : avec 4,3% des voix, il fait moins de la moitié de son score de 2019, confirme ses mauvais résultats des législatives et ne décroche qu’un siège.

Précédemment (avril 2024) : Comme anticipé lors du précédent bulletin météo (cf. numéro 125), le vent a tourné au Portugal. À l’occasion des élections législatives anticipées du 10 mars, le Parti socialiste portugais (PS) a perdu sa majorité absolue et a encouru une sévère défaite électorale, passant de 42,4% à 29,3%. À sa gauche, le Bloc de gauche (BE) et le parti communiste (PCP) ont confirmé leur faible niveau de 2022. le BE fait le même score : 4,5%. Quant au PCP, il atteint un plancher électoral : 3,3% et 4 sièges. De l’autre côté du spectre politique, l’extrême droite triomphe : le parti Chega, avec un score de 18,9%, s’installe en troisième position avec 50 députés, soit 38 de plus que lors des élections précédentes. La coalition de centre-droit victorieuse, l’Alliance démocratique (AD) a tenu sa promesse de maintenir l’extrême droite à l’écart et a préféré former un gouvernement minoritaire, qui devra chercher des accords ponctuels avec le PS. Mais cela annonce une législature particulièrement instable, tout en renforçant l’extrême droite dans son rôle de formation anti-système…