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A qui profitent les certificats verts ?

Fabienne COLLARD

Pourquoi le système de promotion d’électricité verte en Wallonie a-t-il été tant décrié ? Lancés en 2007 par le gouvernement wallon, les certificats verts – concernant le photovoltaïque – ont rapidement été victimes de leur succès. Aujourd’hui, les pouvoirs publics ont fait marche arrière : le coût pour la collectivité était trop élevé. Le mécanisme a aussi été adapté, notamment pour moins profiter aux classes moyennes et supérieures. Comment en est-on arrivé là ?

Politique n°82 5-11-2013

Une coalition de résistance inédite

Claire SCOHIER

Depuis quelques années, Bruxelles et sa périphérie immédiate sont aux prises avec trois mégaprojets de centres commerciaux totalisant plus de 150 000 m2 de nouvelles superficies d’offre à la consommation. En réaction, une coalition inédite s’est constituée entre syndicats, classes moyennes et associations environnementales. Une recomposition des alliances face aux nouveaux enjeux d’aménagement du territoire est-elle à l’œuvre ?

Politique n°81 28-08-2013

Construire “passif” ?

Julie NEUWELS

L’isolation des bâtiments est devenue une obligation découlant de la pénurie d’énergie. Quant aux bâtiments neufs, ils doivent répondre dès le départ à des exigences élevées en matière d’efficacité énergétique. L’architecture « passive », qui intègre une objectif de « presque zéro émission », est érigée en nouveau standard et fait l’objet de politiques publiques d’encouragement. Trop vite ? Quelques problèmes de mise en œuvre ne sont pas résolus…

Politique n°77 4-11-2012

La gentrification et son contraire

Mathieu VAN CRIEKINGEN

« Gentrification » : ce terme, qui évoque le grignotage des quartiers populaires par les « nouveaux urbains » issus des classes moyennes cultivées, est-il le « nouveau prêt-à-penser » de l’analyse des phénomènes urbains ? L’idée est loin de faire consensus parmi les militants et chercheurs spécialisés. Ainsi, fin 2011, l’Arau – un think tank bruxellois créé en 1969 – s’était penché sur la question dans le cadre d’un cycle de conférences. Les conclusions de ses réflexions ont été publiées ici même sous la plume d’Isabelle Pauthier, la directrice de l’Arau. Parmi les intervenants, Mathieu Van Criekingen ne s’est pas retrouvé dans ces conclusions. Il s’en explique ici et relance le débat.

Politique n°76 6-09-2012

Dehors les bourges ou dedans le peuple ? La gentrification à Bruxelles

Isabelle PAUTHIER

La notion de « gentrification » alimente un nouveau prêt-à-penser : ladite gentrification constitue une menace pour la ville. On ne compte plus les étudiants mobilisés par cette question critique. L’Arau – un think tank bruxellois créé en 1969 – a voulu examiner ce phénomène à travers un cycle de conférences, les « Midis de l’urbanisme », qu’il a organisé fin 2011. Y ont défilé successivement Patrick Crahay, pour l’administration régionale en charge des contrats de quartier, Mathieu Van Crieckingen, géographe à l’ULB (qui a réagi à cet article dans le n°76 de septembre octobre 2012), Bernard de Vos, délégué général aux droits de l’enfant, Philippe De Keyser, président des Petits Riens, Marie- Laurence De Keersmaeker, géographe à l’UCL, Claire Billen, historienne à l’ULB et René Schoonbrodt, ancien président de l’Arau, qui a présenté les réflexions de l’association. (La synthèse de ces contributions est disponible sur le site www.arau.org.). Cet article en tire les conclusions.

Politique n°75 3-05-2012

Mobilité : la saga du tram à Liège

François THOREAU

Le « Plan routes » du gouvernement wallon est encore très loin d’avoir sorti tous ses effets. Pourtant, il a déjà eu un important mérite : celui de montrer l’impasse totale, profonde et sans issue, dans laquelle se trouve aujourd’hui la mobilité liégeoise. Cette impasse se manifeste aujourd’hui dans un dossier qui concentre toutes les tensions : celui du tram.

Politique n°73 6-01-2012

Critique de la mixité sociale

François BERTRAND

Définie comme cohabitation harmonieuse sur un même territoire de groupes divers par l’âge, l’ethnie, le statut socioprofessionnel ou les revenus, la « mixité sociale » se trouve aujourd’hui érigée dans un même mouvement comme symbole, solution et condition de réalisation de la « cohésion sociale ». Derrière les fausses évidences, à qui profite la mixité et de quelles violences sociales est-elle le nom ?

Politique n°67 25-11-2010