Recherche sur le site

Politique Actu N°112
Actu

Savoirs, risques et expertises

Catherine FALLON et François THOREAU

Voilà des décennies que, dans nos sociétés occidentales contemporaines, on fait « comme si » on avait la maitrise des évènements, « comme si » tout était sous contrôle. Le covid-19 vient nous rappeler à quel point nous sommes dépourvus pour penser et agir face à un tel évènement : les incertitudes générées par la circulation de ce virus dans notre société ont fait éclater les structures d’expertise qui tendent à stabiliser notre mode de vie.

Comme citoyens, tous, nous avons collectivement développé une sorte de paresse face aux énoncés scientifiques qui nous sont assénés comme autant de vérités intangibles. Il ne s’agit pas de chercher des coupables à cette situation – les pouvoirs politiques, qui trouveraient en l’autorité de la science un refuge commode pour légitimer leurs décisions, ou encore les médias, qui manqueraient du sens critique nécessaire à mettre ces énoncés en perspective. Il suffit d’en poser le constat, pour ensuite réfléchir aux alternatives à partir de questions simples : de quels savoirs voulons-nous disposer pour prendre nos décisions ? comment ces savoirs pourraient-ils être construits, critiqués, partagés, utilisés dans notre société hautement technologique, en conservant à cette dernière une forme démocratique de gouvernementalité ?

On a trop longtemps confondu un fait scientifique avec l’expertise, qui est l’art d’inscrire les faits dans un régime de vérité. De ce point de vue, l’expertise implique toujours une certaine prise de décision, politique ou non. Il y a le fait… et il y a ce qu’on en fait. Il faut bien distinguer les deux opérations : établir un fait scientifique, d’une part, et le rendre éloquent, l’inscrire dans un régime d’action politique, d’autre part. Le problème commence lorsque ces deux opérations sont posées comme équivalentes. Elles ne le sont pas. Le fait scientifique est construit dans un environnement protégé (le laboratoire ou l’université) où il est soumis à l’épreuve de falsifiabilité, c’est-à-dire à des critiques qui cherchent à en démontrer la fausseté. Un expert cherche à sortir le fait du laboratoire pour le mobiliser comme argument au sein d’un processus de décision qui affecte la société.

Une illusion de maîtrise

Cette pandémie a fourni d’innombrables illustrations de ce genre de confusion. La plus parlante est sans doute celle des décomptes macabres brandis en « une » des médias depuis que la crise a éclaté. Tous les jours, les spectateurs ont été confrontés à un déluge de chiffres d’hospitalisations, de décès et de taux de contagion. Or ces chiffres sont toujours mis en perspective avec un objectif politique : dans un premier temps, éviter la saturation des hôpitaux lors du confinement ; dans un second temps, surveiller la possibilité d’une reprise des contaminations après le déconfinement.

Déjà, ces chiffres eux-mêmes doivent être relativisés. En l’absence d’une politique de détection systématique en Belgique depuis le début de l’épidémie, il n’y a pas de population de référence suffisamment stable sur laquelle appuyer des chiffres certains en termes de taux de contamination (nombre de personnes contaminées dans la population) ou de taux de létalité du virus (proportion de décès attribuables au covid-19). C’est, au mieux, de l’épidémiologie approximative. Pourquoi utiliser ces chiffres ? Pour éviter de dire « on ne sait pas », pour cacher l’incertitude qui a dominé la crise : on ne connait pas le mode de contagion du virus, ni sa létalité, ni le nombre de personnes asymptomatiques mais porteuses… Seulement les morts, tous les morts – mais pas nécessairement ceux qui ont été tués par le virus.

En effet, comme l’a montré Richard Keller dans le cas de la canicule qui a sévi en France en 2003, compter des morts est un exercice très difficile1. Ainsi, dans le cas du covid-19, on a beaucoup mis en avant l’importance des facteurs de comorbidité : défaillances immunitaires, problèmes cardiaques, etc. Comment faire la part des choses et imputer le décès strictement au coronavirus ? Cette question a surgi quand les décès en maisons de repos ont pris une ampleur a-normale, c’est-à-dire ne relevant plus de la normale : les relevés de mortalité sont des données stabilisées (il est difficile de cacher les morts), mais en revanche, les causes de la mortalité sont inconnues pour une grande partie.

Comment analyser les chiffres de surmortalité dus à l’isolement, au manque de suivi des pathologies chroniques, ou encore à la situation économique terriblement difficile occasionnée par la décision du confinement et ayant parfois conduit au suicide ?

Mais ce n’est pas tout de disposer de chiffres qui seraient à peu près fiables. Cela ne résout en rien la question de l’expertise : « qu’est-ce qu’on en fait ? ». On pourrait aller jusqu’à faire l’hypothèse que la focalisation excessive sur les chiffres de contagion, d’hospitalisation et de décès a contribué à produire un certain climat de psychose, qui a nourri le processus de crise : la fixation sur la survenue du « pic » ou sur le taux de saturation des hôpitaux a créé une forme de sidération qui empêchait les auditeurs de développer un discours alternatif de la crise.

L’expertise comme faux consensus

Ce que la crise sanitaire a révélé, c’est la position centrale de l’expertise au plus chaud de la crise, quand les repères ont explosé et que les luttes politiques habituelles sont dépassées. Le Conseil national de sécurité (CNS) a ainsi été instauré comme centre des décisions politiques, légitimant ses positions par l’avis des groupes d’experts installés par l’administration fédérale en charge de la santé. Des virologues, des épidémiologistes et des infectiologues ont été sortis de leur laboratoire ou de leur hôpital pour intégrer le Risk Assessment Group (RAG), y analyser les risques propres à cette maladie inconnue et proposer des modes d’intervention assurant la protection de la population. Les scientifiques devaient arriver à un consensus pour présenter aux profanes – politiques, médias et citoyens – la face lisse d’une connaissance scientifique disponible et unifiée : une telle exigence ne favorise ni la circulation des idées émergentes, ni la construction de scénarios alternatifs, et elle ne reflète pas l’état du débat scientifique, en recomposition permanente. Ces avis scientifiques nourrissaient le travail du Risk Management Group (RMG), constitué de représentants des cabinets politiques et des administrations de toutes les entités en charge de la santé et chargé de définir les mesures de protection nécessaires pour les soumettre au CNS.

Cette organisation linéaire entre analyse et décision ne favorise pas les débats entre gestionnaires et évaluateurs des risques. Ces interactions sont pourtant recommandées en cas de fortes incertitudes, quand les scientifiques sont invités à se positionner, sans disposer de soutien disciplinaire incontestable2. Les gestionnaires – directeurs de maisons de repos ou responsables des services d’urgence – peuvent en effet enrichir les travaux en faisant remonter les informations disponibles sur le terrain mais encore absentes des manuels disciplinaires : la gestion de la crise du Sida a été emblématique de cette approche de l’expertise, associant aux scientifiques celle des profanes concernés, dans ce cas les malades et leurs proches3.

Par ailleurs, dans la gestion de la pandémie, aucun espace n’a été prévu pour une prise en compte de la dimension sociale des risques. Une pandémie n’est pas un simple processus naturel : la circulation du virus, sa circonscription, son impact clinique sont autant de paramètres du modèle d’évaluation des risques largement influencés par les institutions, les représentations et les comportements des groupes sociaux concernés. Une pandémie est le fruit de la socialisation d’un organisme vivant dans un contexte sociotechnique local. Mais ces dimensions ne furent pas mobilisées par les experts du RAG/RMG, et encore moins par ceux du GEES, le Groupe d’experts en charge de l’Exit Strategy (c’est-à-dire du déconfinement), largement dominé par des spécialistes médicaux et des économistes, à l’exception d’une sociologue représentant les services sociaux.

De la parole exporte médicale

Cette situation ne vient pas de nulle part. Au contraire, elle est issue d’un héritage relativement long – du moins à l’échelle d’un État aussi jeune que la Belgique – qu’on peut situer au tournant de la révolution industrielle et du début du XXe siècle. Ainsi, Visier et Zoïa soulignent que « dès le XIXe siècle, le grand récit de la médecine, comme émancipation de la nature notamment par l’arrachement à l’emprise des grands fléaux épidémiques, structure le discours médical qui, au nom de la science, revendique le monopole de la pensée et de l’action sur la vie humaine4 ». Nous héritons donc d’une situation où nous sommes collectivement habitués à nous en remettre à la parole médicale pour régler des problèmes qui sont pourtant aussi des problèmes politiques – nous lui faisons confiance. La question, ici, n’est pas de savoir si cette confiance est bien ou mal placée. Mais simplement de constater que nous étions disposés, sans mauvais jeu de mot, à l’importante prévalence des épidémiologistes et virologues qui ont dominé la gestion publique de cette crise sanitaire.

À l’occasion du confinement, pratique exotique d’abord mise en œuvre en Chine suivant des recommandations d’experts de l’Imperial College à Londres, les experts ont également décidé de nos modes de vie intimes, menant à des privations de liberté inimaginables il y a quelques mois à peine. Pourtant, les experts étaient alors sûrs de… ne pas savoir. En l’espèce, au niveau de l’OMS, il y a ce qu’on sait et que l’on sait ne pas savoir, autrement dit les « inconnues connues » ou « known unknowns »5. Les modèles mathématiques qui servent à étudier la virulence et à anticiper la propagation du virus ont alors montré toutes leurs limites, parce que les paramètres de ce nouveau virus étaient inconnus et semblaient présenter des profils inattendus. Les symptômes liés au nouveau virus se sont avérés très diversifiés, compliquant les observations cliniques : entre autres, une période plus ou moins longue durant laquelle on peut être porteur du virus sans avoir déclaré le moindre symptôme rend les déplacements du virus et ses contagions difficilement traçables.

Il ne faut pas croire qu’il en va autrement au niveau belge, où l’incertitude règne là aussi en maitresse implacable. Le sol bien assuré de l’expertise épidémiologique s’est effrité au long du déploiement de cette pandémie. Il semblerait qu’il y avait donc un prix à payer pour faire « comme si » nous avions le contrôle et la maîtrise des évènements, et ce prix était celui d’une perpétuelle fuite en avant. Les masques sont déclarés inutiles parce qu’introuvables ; les tests sont inutiles parce que les outils ne sont pas disponibles. Impossible d’organiser une détection ou un suivi sérieux et précis des premiers cas déclarés, après les évènements du Carnaval, parce que les instances en charge ne disposent pas des ressources nécessaires. Le « Plan pandémie » rédigé en 2006 dans le cadre du Commissariat interministériel Influenza était, paraît-il, devenu « introuvable ». Là aussi, il a donc fallu composer avec des bribes et des fragments.

Réduire l’instabilité en régulant les risques

Le virus lui-même est instable et mouvant. Son déploiement varie d’un contexte national à l’autre, d’une population à l’autre, selon une multiplicité de facteurs sociaux et comportementaux qui accélèrent ou freinent sa propagation. L’OMS a souvent insisté sur l’importance, pour les États membres, d’ajuster les mesures qu’ils adoptent à leur contexte national : l’épidémie est tout à la fois une question sociale et technique, et pas uniquement une question « naturelle ». Pourtant, cette variabilité du virus lui-même, de son contexte et des modes de prise en charge, n’a pas empêché nos responsables politiques – la ministre fédérale de la Santé en tête – de se réfugier derrière les énoncés de l’OMS comme autant de vérités immuables. Il est compréhensible, lorsque tout vacille et s’effiloche, de rechercher désespérément des prises stables, des référents solides, des balises claires et bien délimitées. Pourtant, le sous-texte implicite d’une telle gestion des crises, « nous avons la situation bien en main », avait déjà volé en éclats. Le covid-19 a montré la fragilité des processus décisionnels pour faire face à une situation de pandémie – par définition singulière et en partie imprévisible. En voyant tout à coup combien le monde autour de nous peut s’avérer instable et truffé d’incertitudes, nous réalisons avec stupeur à quel point il a pu nous sembler, rétrospectivement, stable et bien délimité.

Le monde, comme la vie même, n’a-t-il jamais cessé d’être instable et en mouvement ? Cette apparence de stabilité était le résultat d’un discours mathématique de prévisibilité propre à la « société du risque ». Les risques sont, avant tout, ce que Michel Foucault appelait des « instruments de gouvernement » qui imposent d’identifier certains dangers propres à notre civilisation pour mieux se les représenter et faciliter une mise à distance6. Une fois qu’ils ont « droit de cité », les risques encadrent notre quotidien pour réguler la vie en société. Les calculs de probabilité et la modélisation mathématique ne nous enseignent rien de ce qui pourrait advenir sur le plan individuel, mais sont de bons prédictifs au niveau collectif : le principe de la loi des grands nombres a été à la base de la logique assurantielle qui a rendu possible le développement de l’État social que nous connaissons. Mais il est bon de se souvenir que ces formulations mathématiques sont des constructions : la manière d’identifier, de prioriser, de modéliser et de gérer les différentes menaces qui pèsent sur notre société est une caractéristique éminemment sociale et politique7.

Les mesures de réduction des risques sont, par exemple, celles qui sont recommandées comme gestes barrières. La distanciation physique permet à l’individu de ne pas se rapprocher du virus que porterait un ami ou un voisin, réduisant son exposition au risque. Imposer une quarantaine sévère pour tout voyageur revenant d’une zone fortement touchée par l’épidémie (comme cela s’est vu, par exemple, dans le Nord de l’Italie) permet d’éviter le risque de créer un foyer d’infection sur le territoire. Enfin, les mesures de transfert du risque consistent à répartir le dommage au sein d’une même population. D’un côté, le confinement total a permis de préserver le système de soin et de limiter la mortalité en milieu hospitalier des personnes infectées par le virus. D’un autre côté, cette mesure a empêché l’activité économique dans de nombreux secteurs et changé la vie des familles, par la séquestration imposée à tous leurs membres, le retrait des enfants des écoles, l’arrêt de l’emploi ou le télétravail, la baisse parfois draconienne des revenus : autant de mesures qui génèrent des tensions, des frustrations et une grande anxiété, plus fortes encore dans les ménages à faibles
revenus et vulnérables.

Les choix décisionnels sont révélateurs

Avec le covid-19, paradoxalement, les masques tombent. Les évènements ont pris un tour résolument disruptif. Les mesures gouvernementales de confinement, adoptées aux quatre coins du globe, ont ouvert grand une béance dans le cours ordinaire des affaires. Les inégalités réapparaissent et, dès le déconfinement amorcé, la cacophonie des enjeux politiques un instant voilés a repris de plus belle. Les polémiques font rage sur les mesures à adopter, ou encore sur les conséquences de la crise. Pour préparer l’étape de déconfinement, c’est un nouveau groupe d’experts qui est convoqué, le GEES, comprenant des entrepreneurs et des scientifiques, dont une majorité d’économistes, pour assurer la reprise économique : ni philosophe, ni anthropologue pour risquer de mettre en évidence les changements de société qui se dessinent.

À présent qu’il est question de déconfinement, on entend beaucoup parler de «  retour à la normale ». Mais quelle « normale » ? Ce coronavirus révèle surtout l’état de déséquilibre permanent dans lequel nos sociétés évoluent à l’ordinaire. On peut donc légitimement s’interroger sur la machine qui a rendu possible une certaine « neutralisation » de la sphère politique au profit d’une logique linéaire et puissante d’économicisation8.

On peut revenir ici à la question de l’expertise et émettre l’hypothèse que si le cadre de santé publique a montré ses limites pour la gestion de la crise, c’est sans doute d’avoir été maltraité par des décennies de « nouvelle gestion publique » et de restrictions budgétaires, ainsi que de se voir morcelé entre les entités d’une Belgique mosaïque. Mais peut-être aussi d’avoir défini trop restrictivement les enjeux qui comptent. Est-il plus noble de guérir un malade ou de réaliser le travail invisible de prévention qui permet d’éviter l’émergence de la maladie ? Notre système de santé repose d’abord sur la logique médicale curative, mettant à l’écart – et loin des projecteurs et de l’accès aux ressources – la « santé publique » parent pauvre et méprisé du secteur. Alors, ce sont bien les experts omnipotents qui disposent de tout le champ pour imposer aux politiques leur propre vision des enjeux sanitaires… et non l’inverse.

Rendre stable, envers et contre tout

On voit par là à quel point les questions qu’on pose font prédominer certains enjeux sur d’autres. Il s’en suit que l’expertise peut être mobilisée dans un cadre bien précis, qu’elle a pour fonction de raffermir et de stabiliser – même si l’opération a un certain degré de facticité, admissible au sens où, sans doute, nul ne détient la vérité dernière de la situation dans toutes ses complexités – mais qui ne résiste pas aux vigoureux assauts d’incertitudes de ce coronavirus.

Par conséquent, l’expertise joue un rôle de stabilisateur dans l’étonnante machinerie moderne qui consiste à conférer de la stabilité à ce qui en est par définition dépourvu, à savoir le monde comme il va. L’autorité conférée à la parole experte résulte de la quantité et de la qualité des faits scientifiques qu’elle mobilise, mais également du statut social conféré à telle ou telle parole, la légitimité de telle ou telle manière d’envisager les problèmes et de poser les questions.

Cette autorité n’est pas donnée en soi et doit pouvoir être débattue démocratiquement : c’est une construction sociale que le collectif concerné doit pouvoir se réapproprier. C’est, au fond, ce qui aura manqué à la gestion de la crise. Face à une telle situation, complètement éclatée, incertaine, imprévisible, contradictoire, l’enjeu n’est pas d’en appeler à « l’humilité » de la parole experte, à la modestie, mais peut-être simplement de constater qu’elle a trop souvent été enrôlée dans des processus de stabilisation d’un monde qui n’a jamais cessé d’être intolérable à certains endroits. Le reconnaître permet de questionner les intérêts et les enjeux sous-jacents dans la prise de décisions qui affectent toute la population, dans son activité sociale et collective mais aussi dans son intimité personnelle.

Aujourd’hui, le covid-19 nous fait le cadeau de fissurer les apparents consensus de façade. Posons-nous enfin la seule question qui vaille dans ce cadre : quels savoirs voulons-nous ? Quelles sont les questions importantes à poser, et qui peut, au cas par cas, y apporter des éléments de réponse, selon sa compétence et son expertise ? Cette crise nous invite à entrer de plein pied dans une écologie des expertises et à rendre polémique la scène même – médiatique, politique – où elles peuvent trouver à s’exprimer.

(Image de la vignette et dans le corps de texte libre de droit ; photographie réalisée par un employé du CDC – Centers for Disease Control and Prevention montrant trois anciens directeurs du Programme mondial d’éradication de la variole au moment de sa disparition officielle en 1980.)

  1. Keller R., Fatal Isolation : The Devastating Paris Heat Wave of 2003, Chicago, University of Chicago Press, 2015.
  2. NRC, Science and Decisions : Advancing Risk Assessment, Washington DC, The National Academies Press, 2009.
  3. A.-C. Crémieux, Gouverner l’imprévisible. Pandémie grippale, SRAS, crises sanitaires, Paris, Lavoisier, 2009.
  4. L. Visier et G. Zoïa, « La médecine, pratique culturelle et sociale » in C. Lefèvre et al., Les humanités médicales. L’engagement des sciences humaines et sociales en médecine, Paris, Doin, 2020, p. 51-60.
  5. European Centre for Disease Prevention and Control, The 2009 A(H1N1) Pandemic in Europe. A Review of the Experience, Stockholm, ECDC, 2010.
  6. M. Foucault, « La société disciplinaire en crise », in M. Foucault, Dits et écrits II, Paris, Gallimard, 1978, p. 532-534.
  7. A. Desrosières, La politique des grands nombres. Histoire de la raison statistique, Paris, La Découverte, 2010 (1993).
  8. B. Latour, « Êtes-vous prêts à vous déséconomiser ? », AOC media – Analyse Opinion Critique, 1.6.2020.

Catherine FALLON

Professeure et directrice du Spiral (centre de recherches multidisciplinaire, ULiège).


François THOREAU

Docteur en sciences politiques et chercheur au Spiral (centre de recherches multidisciplinaire, ULiège).


En débattre ?

Si la polémique est bien entendue admise et même encouragée, nous vous demandons de rester courtois, de ne pas recourir à l'injure et de rester dans le cadre du sujet. La rédaction se réserve le droit de supprimer un commentaire qui ne respecterait pas ces règles.

Apportez votre contribution au débat

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *