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Politique Archives N°105
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Le blues des adhérents

Emilie VAN HAUTE et Emilien PAULIS

Pas de partis sans adhérents. Ceux-ci sont pourtant de moins en moins nombreux, en Belgique comme ailleurs. Signe d’une prise de distance, mais aussi d’une perte d’utilité : on n’a plus besoin d’eux autant qu’hier pour faire campagne.

Cet article a paru dans le n°105 de Politique, en septembre 2018. 

Les partis sont nombreux et occupent une place centrale dans le système politique en Belgique. Ce dernier est fortement fragmenté, et le nombre de partis est en augmentation en raison de la multiplication des clivages politiques1. Les partis sont aussi des acteurs politiques et sociaux centraux, à tel point que la Belgique est parfois décrite comme une particratie fortement pilarisée2. Ces divisions ont mené à la création de mondes sociologiques distincts («piliers »), qui encadrent les citoyens à travers les partis politiques, les syndicats, les mutualités, les réseaux scolaires, etc.

Trois grands piliers ont été légués par l’histoire : le catholique, le libéral et le socialiste. Néanmoins, à côté des clivages traditionnels et des partis de masse ou d’intégration qu’ils suggèrent, de nouvelles fragmentions sociétales (qui  s’articulent essentiellement autour des enjeux communautaires et environnementaux) ont mené à l’apparition de nouveaux acteurs partisans (régionalistes et écologistes), capables de concurrencer sensiblement et durablement les trois grandes familles traditionnelles, notamment en proposant des logiques idéologiques et organisationnelles qui transcendent les piliers historiques. De manière plus générale, les caractéristiques du système politique belge – dans lequel le gouvernement est responsable devant un parlement élu à la proportionnelle – ont pour conséquence que l’exécutif doit être formé par une coalition de partis pour disposer de la majorité au Parlement. L’influence des partis, et singulièrement des présidents de partis, est donc fondamentale. Elle s’est consolidée au fil du temps et des restructurations du paysage politique belge. Les partis politiques belges ont donc pu renforcer leur poids dans les exécutifs (par exemple, via les différentes réformes institutionnelles) et, dès lors, leur emprise sur la décision politique. Ils se sont érigés en maîtres du jeu politique, en ayant un impact décisif sur la sélection des mandataires politiques, la composition des gouvernements et la répartition des compétences (portefeuilles ministériels) en leur sein.

Ce rôle central des partis politiques en Belgique pose la question de leur ancrage sociétal et de la nature de leurs liens avec les citoyens. Une manière de développer ces liens passe par l’adhésion formelle des citoyens aux partis politiques via le paiement d’une cotisation. Nous verrons ci-dessous les caractéristiques principales de l’adhésion aux partis politiques en Belgique. Dans un premier temps, nous présentons l’évolution de l’adhésion aux partis sur le  temps long. Nous adoptons ensuite une perspective plus individuelle, en analysant les raisons pour lesquelles les citoyens rejoignent ou non un parti politique, ainsi que le profil de ces adhérents.

Des effectifs en chute

Si l’on part du principe que les partis concourent sur un marché de taille fixe – l’ensemble des électeurs en Belgique – afin d’attirer des adhérents, quelle « part du marché » les différentes formations politiques sont-elles parvenues à capter au fil du temps ? En vue de répondre à cette question, nous avons pu comparer le nombre absolu d’adhérents d’un parti avec la population en âge de voter, c’est-à-dire le nombre d’électeurs potentiels. Ce ratio est une mesure relative qui permet de comparer le degré d’enracinement des partis dans la société civile, et ce depuis les années 1970. On note ainsi une tendance claire au déclin global de la proportion d’électeurs membres de partis politiques. En 30 ans (de 1987 à 2007), les partis politiques en Belgique ont perdu environ un quart de million d’adhérents, soit 40 % des effectifs totaux, et cela malgré l’apparition de nouveaux partis. Cette baisse est néanmoins moins spectaculaire en Belgique que dans d’autres pays européens3. Par exemple, les pays scandinaves (Danemark, Finlande, Norvège), qui se caractérisaient par des taux d’adhésion record dans les années 1970 (aux alentours de 15 %), ont tous fait face à une chute drastique qui les mène aujourd’hui à un taux oscillant plutôt entre 4 et 5 %. Le cas britannique est, lui aussi, emblématique d’un affaissement prononcé des effectifs d’adhérents : plus de 10 % de la population étaient affiliés à un parti au début des années 1970, contre environ 1 % aujourd’hui. Pour ce qui est de la Belgique, la pente descendante est plus douce. Si quasi 10 électeurs belges sur 100 étaient membres d’un parti dans les années 1970, on estime que ce chiffre tourne aujourd’hui encore autour de 6 ou 7.

Ces données doivent cependant être interprétées avec précaution. D’une part, les taux d’adhésion élevés des années 1970 font plutôt figure d’exceptions et les taux actuels s’apparentent davantage à un retour au niveau des années 1950, pour ce que l’on en sait. D’autre part, les données sont fournies par les partis eux-mêmes et elles ne sont pas exemptes d’erreurs, volontaires ou involontaires, quoique ces erreurs soient peut-être moins nombreuses aujourd’hui que par le passé : les partis sont peut-être moins enclins à gonfler leurs effectifs ou à masquer des pertes, en raison du poids symbolique moins fort de l’adhésion dans la construction d’une image de parti ; en outre, il est probable que les fichiers d’adhésion sont aujourd’hui mieux tenus à jour que par le passé : les outils actuels de gestion de bases de données génèrent moins d’erreurs de transmission et permettent des mises à jour plus fréquentes qu’à l’époque de la gestion manuscrite des bases de données. Le déclin du taux d’adhésion touche plus particulièrement certaines familles de partis : les partis de masse ou d’intégration sociale. Les socialistes (PS et SP.A) et les démocrates-chrétiens (CDH et CD&V) font face à l’érosion la plus marquée de leurs effectifs d’adhérents parmi la population en âge de voter. Néanmoins, malgré des pertes significatives, ces deux familles de partis conservent un vivier d’adhérents proportionnellement bien plus important que celui des autres familles politiques. À l’inverse, les partis verts, régionalistes, de droite radicale, et plus récemment de gauche radicale, ont été capables  d’engager une dynamique positive en termes de recrutement, bien qu’ils n’arrivent cependant pas à concurrencer les anciens partis de masse. Quant aux effectifs de la famille libérale, après des fluctuations qui dénotent un modèle organisationnel plus lâche, ils se sont stabilisés.

Ces évolutions des adhésions sur le temps long s’expliquent par des transformations sociétales profondes. Le répertoire d’action des citoyens se transforme; ils tendent à délaisser les modes de participation organisés et structurels, orientés sur des projets de société, en faveur de formes de participation plus atomisées et ponctuelles, sur des enjeux particuliers.  En outre, avec la dépilarisation progressive de la société belge, l’adhésion aux partis devient moins le reflet de structures sociologiques et davantage celui de choix idéologiques.

Du côté des partis également, les modes d’organisation sont en évolution. Le financement public des partis et le développement de campagnes électorales professionnalisées a rendu moins cruciales les ressources que procure l’adhésion de masse. Dès lors, il y a moins d’incitants à recruter des adhérents. Enfin, à plus court terme, les partis sont pris dans des dynamiques propres qui affectent leur attractivité auprès des électeurs : un cycle électoral positif ou négatif, la participation gouvernementale, les changements internes tels qu’une élection à la présidence sont autant de moments qui peuvent affecter à la hausse ou à la baisse les effectifs d’adhésion, au-delà de tendances plus structurelles.

Pourquoi adhérer ?

Si ce qui précède a mis en lumière certaines grandes explications structurelles ou sociétales des évolutions en matière d’adhésion aux partis politiques, il est également intéressant de se pencher sur les motifs mis en avant par les individus eux mêmes pour expliquer leur décision de rejoindre un parti, ou inversement de n’adhérer à aucun parti. Les études sur l’adhésion mettent en avant trois grandes catégories de raisons derrière le choix de citoyens d’adhérer à un parti politique4  : les raisons idéologiques (proximité avec le programme du parti) – qui sont le plus fréquemment citées –, les raisons sociales (envie de lien social) et les raisons matérielles (motif lié à un gain individuel) – qui sont, proportionnellement, nettement moins souvent évoquées.

Si l’on se penche sur le cas belge, des données d’enquête5 permettent de mettre en lumière les motivations individuelles à l’adhésion. De manière globale, les répondants citent en première instance, derrière leur décision d’adhésion, des motivations idéologiques. Ils adhèrent aux idées du parti, ils souhaitent rencontrer d’autres citoyens partageant les mêmes idées qu’eux. Les citoyens adhèrent également pour des motifs politiques plus larges, comme le souhait d’approfondir leurs connaissances politiques ou l’opposition à un autre parti politique. Après les motivations politiques, les citoyens évoquent également des motivations de soutien : soutien financier au parti, soutien de certains candidats à la présidence du parti ou sur des listes électorales, soutien d’un enjeu spécifique. Les raisons de nature plus sociale sont moins
fréquemment mises en avant : souhait de sociabilité, adhésion par tradition, continuité d’un autre engagement, ou adhésion sur la recommandation d’amis, de la famille, de collègues. Enfin, les motifs matériels sont plutôt marginaux : adhésion pour se lancer dans une carrière politique, pour bénéficier d’un service ou d’une aide spécifique.

Ces motifs varient peu d’un parti à l’autre. À la marge, les adhérents écologistes déclarent proportionnellement un peu plus de motivations idéologiques, alors que les adhérents socialistes et démocrates-chrétiens tendent à évoquer davantage des
raisons sociales. Ces résultats ne sont bien sûr pas exempts de biais de désirabilité sociale. Les motivations matérielles ne sont pas faciles à mettre en avant pour les répondants dans une enquête, et sont sans doute sous-estimées. De même, les raisons sociales sont probablement sous-estimées dans les enquêtes. D’autres études mobilisant l’analyse des réseaux sociaux mettent en effet en avant le rôle crucial des réseaux sociaux interpersonnels dans l’adhésion6.  Les citoyens ont en effet une probabilité beaucoup plus forte d’adhérer à un parti si des membres de leur entourage en sont eux-mêmes membres. Les préférences politiques de l’entourage orientent également le choix du parti. À l’inverse, si l’on demande aux citoyens qui ne se sont jamais affiliés à un parti politique les raisons de cette non-adhésion7, ils soulignent plus fréquemment qu’ils ne souhaitent pas être liés à une organisation en particulier. Ils déclarent également ne pas percevoir les bénéfices d’une telle démarche : pour eux, les partis ne représentent pas suffisamment leurs intérêts (absence de représentation), aucun parti politique ne leur convient (absence d’offre politique), être membre ne fait aucune différence par rapport aux politiques menées (absence de sentiment d’efficacité politique de l’adhésion), ou les partis n’offrent pas de réelles opportunités de participation (absence de participation politique).

Un constat intéressant : rares sont les citoyens qui mentionnent le coût de l’adhésion comme un frein à leur engagement, qu’il s’agisse du coût financier (montant de la cotisation), du coût en temps ou du coût en termes de stigmate public (risque de perte d’emploi, par exemple). Si les partis politiques cherchaient à recruter davantage d’adhérents, c’est bien sur les bénéfices de l’adhésion qu’il faudrait travailler, davantage que sur les coûts. C’est également ce que d’autres études ont montré : diminuer le prix des cotisations ou rendre l’affiliation plus aisée par un formulaire en ligne ou l’absence de règles de procédure d’affiliation (âge minimal, interdiction d’adhérer à un autre parti, obligation d’adhésion aux principes du parti, parrainage obligatoire, etc.) ne génère pas d’inversion majeure de la tendance. Par contre, les partis qui imposent davantage de règles de procédure pour adhérer, et par là rendent le chemin de l’adhésion plus long, ont des membres plus actifs8.

Des avantages offerts

Mais ce sont les bénéfices offerts qui font la différence. Les partis politiques qui offrent davantage de bénéfices à leurs membres sous la forme de de poids dans la prise de décision interne (sélection du président, sélection des candidats, adoption du programme du parti) tendent à avoir davantage de membres que les autres. Ces membres ne sont pas nécessairement plus actifs, mais ils sont également plus représentatifs des électeurs, tant sur le plan sociologique que sur le plan des opinions politiques.

En Belgique, les critères et conditions pour devenir membre d’un parti politique sont établis par les partis euxmêmes, et non par une loi électorale ou loi de régulation des partis, comme cela peut être le cas dans d’autres pays9. Une régulation nationale des critères d’adhésion partisane reste cependant assez exceptionnelle. Israël est un des rares pays où la loi oblige les partis politiques à intégrer dans leurs critères d’adhésion l’interdiction pour un membre d’adhérer à deux partis politiques, contraignant par ce biais les partis à maintenir leurs données à jour. La loi régissant l’établissement des partis politiques en Allemagne prévoit également qu’ils sont obligés de fournir des droits (et obligations) à leurs membres. Dans l’ensemble, la plupart des partis adoptent des règles relativement semblables. Une première condition est le paiement d’une cotisation annuelle (qui varie d’un parti à l’autre et en fonction de la situation familiale ou socioprofessionnelle des individus). Les autres conditions classiques sont un âge minimum (ce qui n’a pas toujours été le cas), le caractère exclusif de l’adhésion et l’interdiction d’être membre d’un autre parti politique (à l’exception du parti frère en Belgique ou du parti européen de la même famille), l’adhésion aux principes du parti. Certains partis ajoutent à cela une période probatoire ou le parrainage par un membre existant. Par comparaison avec d’autres démocraties occidentales, les partis politiques belges sont plutôt ouverts, bien qu’ils conservent l’adhésion formelle comme porte d’entrée principale. En échange, les partis garantissent des droits et obligations à leurs adhérents, notamment dans la prise de décision interne : participation à la sélection de la présidence du parti ou des candidats aux élections, à l’élaboration du programme, à la décision d’entrer ou non dans une majorité.

Des profils spécifiques

En Belgique, le profil des adhérents met en évidence les inégalités entre citoyens en termes de participation10. Comme c’est le cas dans les autres pays11, les membres de partis politiques en Belgique sont, par comparaison avec l’ensemble de la population, plus âgés, plus masculins, à plus fort niveau d’éducation et à statut socioprofessionnel actif. Néanmoins, par comparaison avec d’autres démocraties occidentales, les partis politiques belges sont un peu plus féminisés (en particulier les partis de gauche), mais également un peu plus âgés.

En ce qui concerne les profils sociodémographiques, on constate certaines différences entre partis. Les membres des partis verts se caractérisent par un très haut niveau d’éducation. Les membres des partis socialistes, par une proportion plus élevée de membres actifs dans le secteur public, tandis que les partis libéraux attirent davantage d’indépendants. Les partis démocrates-chrétiens comptent, pour leur part, davantage de retraités parmi leurs membres. Les données d’enquête révèlent aussi que les bassins de recrutement des partis politiques conservent des traces de la pilarisation de la société belge12. Les socialistes et les démocrates-chrétiens s’opposent sur la variable religieuse, alors que les autres partis tendent à recruter de manière plus transversale sur ce critère. Cet ancrage dans le milieu laïc ou catholique se retrouve dans le parcours scolaire des adhérents des deux familles traditionnelles, mais aussi dans leur engagement dans d’autres organisations ou associations (syndicat et mutuelle, par exemple). Les adhérents des partis incarnant les deux piliers historiques les plus forts de la société belge conservent des traces d’un parcours individuel au sein d’un milieu spécifique. C’est moins le cas des adhérents libéraux. Les adhérents écologistes ont, quant à eux, un profil plus transversal sur ces questions.

Sur le plan des opinions, les positions des adhérents sont contrastées entre partis et tendent à refléter celles de leur parti sur les clivages fondateurs en Belgique. Les adhérents socialistes sont fortement ancrés à gauche sur les questions socio économiques et morales. Les adhérents libéraux sont ancrés à droite sur le plan socio-économique et au  centre-gauche sur les questions morales. Les démocrates-chrétiens sont au centre sur les questions socio-économiques et au centre-droit sur les questions morales. Les adhérents écologistes sont fortement ancrés à gauche sur les questions morales, mais davantage que leurs positions socio-économiques, ce sont bien leurs opinions sur les « nouvelles thématiques » (environnement, etc.) qui les distinguent du profil classique des membres des autres familles politiques. Les adhérents des partis politiques en Belgique sont relativement peu actifs : ce constat est très semblable à ceux qui ont été posés dans d’autres démocraties occidentales. Les partis verts sont plutôt une exception en la matière, avec des adhérents qui déclarent des niveaux d’activisme plus importants que dans les autres partis. Il est important de souligner que les « petits partis », tels que le PTB-PVDA, Défi ou le PP, ne sont pas inclus dans les différentes études et observations mentionnées ci-dessus. D’une part, nous disposons de très peu d’informations sur les effectifs d’adhérents pour ces partis, ainsi que sur leur évolution temporelle. La nature plus récente de ces organisations et/ou leur volonté de ne pas divulguer ce type de données sont les deux raisons principales expliquant ce manque.

D’autre part, aucune enquête « adhérents » n’a encore été menée pour étudier spécifiquement les profils des membres affiliés à ce type de partis. De plus, les enquêtes de population menées à l’échelle de la Belgique ne permettent pas non plus de dresser un profil représentatif de leurs adhérents, étant donné qu’ils sont proportionnellement sous-représentés dans les échantillons statistiques, par comparaison avec les membres des partis traditionnels et d’Ecolo, par exemple.

Le défi des partis

Vu l’érosion des adhésions, en particulier pour les familles de partis traditionnelles, et vu les différents profils d’adhérents, on pointera deux défis importants pour les partis. D’une part, l’adhésion aux partis politiques reste l’apanage d’une tranche restreinte de la population, caractérisée par un niveau de ressources élevé. Un des défis majeurs pour les partis politiques et de parvenir à (re-)créer un lien avec les citoyens de manière plus large et moins sélective. Cela passe par une réévaluation de la conception de ce qu’est un adhérent et du rôle qui leur est donné au sein du parti.

C’est le second défi des partis politiques. Les citoyens rejoignent les partis, majoritairement, en raison d’un idéal et d’une proximité idéologique. Ceux qui restent plus éloignés des partis le motivent par l’absence de capacité  des partis à satisfaire cet idéal : ils ne se sentent pas représentés, ils doutent des opportunités de participation ou d’influence de leur action à l’intérieur des partis. Le défi réside dès lors dans la définition d’un rôle pour ces adhérents, un rôle qui permette de satisfaire ces demandes.

(Image de la vignette et dans l’article sous CC BY-NC-ND 2.0 ; photographie prise par Squonk11 en 2007.)

  1. P. Delwit, La vie politique en Belgique de 1830 à nos jours, Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, 2012.
  2. K. Deschouwer, The Politics of Belgium, London, Palgrave, 2009.
  3. I. Van Biezen, P. Mair, Th. Poguntke, “Going, going… gone? The Decline of Party Membership in Contemporary Europe”, European Journal of Political Research, vol. 51, n ° 1, 2012, p. 24–56.
  4. É. Van Haute, A. Gauja, Party Members and Activists, London, Routledge, 2015.
  5. Données issues des enquêtes auprès des adhérents menées dans le cadre du projet MAPP – Members and Activists of Political Parties (www.projectmapp.eu).
  6. É. Paulis, Party Members in Context. Social networks and local branches as context for party membership, Bruxelles, Thèse de doctorat en sciences politiques et sociales, ULB, 2018.
  7. Données issues de l’enquête réalisée auprès de 3442 électeurs belges dans le cadre du projet «Participation politique et réseaux sociaux » (É. Van Haute, Cevipol – SciencePo ULB, 2016).
  8. K. Kosiara-Pedersen, S. Scarrow, É. Van Haute, « Rules of Engagement? Party Membership Costs, New Forms of Party Affiliation, and Partisan Participation”, in S. Scarrow, P. Webb, T. Poguntke, Organizing Political Parties. Representation, Participation, and Power, Oxford, Oxford University Press, 2017, p. 234–258.
  9. J.-B. Pilet, É. Van Haute, “Criteria, Conditions, and Procedures for Establishing a Political Party in the Member States of the European Union”, Final Report to the European Parliament, DG for Internal Policies, Policy Department C—Citizens’ Rights and Constitutional Affairs, PE 462,512, 2012.
  10. Données issues des enquêtes menées auprès des adhérents des partis politiques, réalisées dans le cadre du projet de recherche MAPP (www.projectmapp.eu).
  11. É. Van Haute, A. Gauja, Party Members and Activists, London, Routledge, 2015.
  12. É. Van Haute et al., «Party Members in a Pillarized Partitocracy. An empirical Overview of Party Membership Figures and Profiles in Belgium», Acta Politica, vol. 48, n° 1, 2013, p. 68-91.

Emilie VAN HAUTE

Emilie Van Haute est chercheuse au Centre d’études de la vie politique (Cevipol) de l’Université libre de Bruxelles.


Emilien PAULIS

Emilien Paulis est chercheur au Centre d’études de la vie politique (Cevipol) de l’Université libre de Bruxelles.


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